Ecrire des romans et des récits est une aventure littéraire bien remarquable, qui dépasse le temps ordinaire de l’écrivain, et qui peut lui donner ou plutôt lui offrir, en plus et avant ses lecteurs même, une autre vie. Une vie qui le pousse à construire et même à reconstruire des univers où chaque lecteur attentif, bien sûr, pour trouver ses émotions bien présentés dans les âmes et les caractères intérieurs des personnages de cet univers narratif imaginaire.
Ainsi, chaque écrivain essaie de trouver lui-même, c'est-à-dire sa propre vision, à travers ses écritures narratives, en décrivant le bien et le mal dans toutes ses manifestations humanistes.
Certes, que l’écrivain en plongeant dans le monde de l’écriture, il veut décrire les effets de la vie. Car cette description donne à ses lecteurs, une image de la vie. Une vraie image de la vie dans sa globalité.
Et parmi ces écrivains qui essaient de nous plonger, en tant que lecteurs, dans l’univers romanesque de la vie, on trouve l’écrivaine française Michèle Erson.
Cette écrivaine qui vient de publier cette année là 2009 aux éditions Mille Poètes, un roman intitulé «
Le mal masqué ».
Dès le titre du roman qui se compose de ces deux mots très significatifs, c'est-à-dire « Le mal » et « masqué » l’écrivaine Michèle Erson nous donne presque le thème frappant de son roman. Car qui dit « Le mal » dit cela : « la douleur, la souffrance, la difficulté, la maladie… ». Et qui dit : « masqué » dit cela : « caché, dissimulé, celé ».
L’écrivaine illustre dans le titre de son roman ce mal là, qui va frapper les personnages et qui va entourer touts les événements, et essaie, dès ce titre même, de pousser les lecteurs à dévoiler ce mal là.
Ainsi, les idées principales et les images métaphoriques de ce roman, se résument dans ces mots là : « le portrait psychologique d’une femme que les choix d’un parcours atypique enferment dans une carapace où ses défauts forgent ce qu’elle croit être sa force. Mais si les déviances de cette femme s’étayent sur une absence totale d’empathie et sur une animosité omniprésente ses combats ne vont-ils pas l’entraîner quelquefois face à plus fort qu’elle ? Va-t-elle toujours gagner ? Et dans quoi ses échecs vont-ils la faire basculer ? »
Autre chose à monter c’est que l’écrivaine nous présente dès le début les personnages de son roman d’une façon dynamique.
Elle nous présente les personnages de Florence, de H.M et bien d’autres, avec beaucoup de maturité narrative :
« Florence avait dix ans quand M. H de dix huit ans l’aîné de sa mère
est mort. Ce fils de famille, comme elle a toujours entendu dire, d’origine
bourgeoise, aisée, bien que partiellement ruinée par le fils aîné qui menait
la grande vie. Ce dernier, esthète bien né, réunissait d’impressionnantes
collections d’objets d’art, voyageait beaucoup pour les acquérir et les
ramener dans l’Aude où il vivait chez ses parents avec son frère. Ses
maîtresses satisfaisaient tous ses caprices. Ce monsieur qui avait la folie
des grandeurs, avait même crée sa propre banque. Et malgré ses
nombreux et fidèles clients, parmi lesquels tous ses amis, sa gestion
scabreuse l’avait conduit quelques années plus tard à devoir rembourser
tous ces petits bourgeois. »
Cette présentation nous donne dès le commencement une vision sur les personnages du roman, pour que le lecteur puisse les connaître et imagine leur chemin narratif.
On peut monter cela aussi par la présentation remarquable d’un autre personnage qui n’est que celui de Ginette :
« C’est aussi cette année là que Ginette alors âgée de vingt et un ans,
arriva dans l’Aude. Elle avait vécu jusqu’alors en Charente maritime, où
elle est née d’un père inspecteur de police, lui-même originaire du sud où
résidait toujours sa famille, et d’une mère au foyer Montpelliéraine. Une
mère qu’elle n’estimait pas trop parce qu’elle la trouvait trop conforme,
trop classique et sans grande personnalité.
Le fonctionnariat ayant ses exigences, son père fut nommé à La
Rochelle, et c’est dans cette belle ville portuaire et chargée d’histoire,
( lesiège du cardinal de Richelieu en témoigne), que son enfance de fille
unique se déroula au sein d’un couple très uni et qui le restera pendant
plus de quarante ans, jusqu’à ce que la mort vienne frapper subitement
son père. Entre temps, l’heure de la retraite avait sonné, et monsieur et
madame Ba avaient rejoint leur fille dans l’Aude. »
Il suffit alors de suivre le chemin narratif, de ces personnages, bien tracé par la plume de l’écrivaine Michèle Erson pour vivre des moments pleins d’émotions et découvrir l’univers entière de ce beau roman.
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- Michèle Erson : «
Le Mal Masqué »
éd Mille Poètes LLC 2009.